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Arabie Saoudite, Croissance Rapide

Alexandre Hawari de Nov 12, 2013 - 16:25 dans International

Arabie Saoudite, croissance rapide

Par Mike Byrne, Dubaï

L’Arabie Saoudite a le cadre fiscal et réglementaire le plus fort, parmi tous les pays du G20, selon The Ernst & Young’s G20 Entrepreneurship Barometer (le baromètre de l’entrepreneuriat du G20 d’Ernst & Young), 2013.

L’étude est basée sur une enquête ayant porté sur plus de 1 500 grands entrepreneurs, ainsi que sur d’autres données qualitatives à travers les pays du G20.

Elle s’est aussi largement fondée sur la propre recherche d’Ernst & Young sur plus de 200 principales pratiques de gouvernance. L’Arabie Saoudite est première du classement au niveau des impôts et de la réglementation, devançant le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne et l’Union européenne.

« L’Arabie Saoudite est l’une des économies à croissance rapide les plus performantes du baromètre, grâce à ses efforts louables pour réformer son environnement global des entreprises au cours des dernières années », déclare Ashraf Abu-Sharkh, responsable de la croissance stratégique du marché d’Ernst & Young dans la zone Mena (Middle East and North Africa).

« Son classement au niveau de l’impôt et de la réglementation témoigne du système fiscal rationalisé du pays. Tandis que le gouvernement diversifie graduellement ses produits hors pétrole se développe une forte culture d’entrepreneuriat. »

Le système fiscal en Arabie Saoudite impose aux entrepreneurs un fardeau administratif particulièrement léger. Il y a seulement trois paiements annuels à effectuer, ce chiffre étant multiplié par deux dans les autres pays du G20. De la même façon, la moyenne du temps passé par les entreprises sur les affaires fiscales s’élève à seulement 77 heures, ce qui représente la plus basse moyenne (moyenne prise de 2010 à 2012). De plus, les frais de création d’une entreprise sont approximativement d’un tiers moins élevés que la moyenne du G20. En termes de réglementation du travail, l’impôt sur la main-d’œuvre dans le royaume est le plus bas.

« Cette année, le baromètre appelle les gouvernements du G20 à coopérer avec les entrepreneurs, en vue de relancer leurs économies et de créer des emplois », ajoute Abu-Sharkh.

Parmi les pays du G20, l’Arabie Saoudite se classe 20e, ce qui signifie que l’encouragement d’une culture de l’entrepreneuriat est un défi majeur. Dans l’étude, les entrepreneurs saoudiens ont attiré l’attention sur les comportements vis-à-vis de la prise de risque ainsi que la peur de l’échec, qui transparaissent dans les réglementations locales, tels que les coûts financiers élevés de l’échec d’une entreprise. Les coûts d’insolvabilité en Arabie Saoudite figurent parmi les plus élevés des pays du G20.

« À partir de nos discussions avec des chefs d’entreprises en Arabie Saoudite, nous avons constaté que l’aversion au risque était un défi de taille pour les entrepreneurs comme pour les investisseurs. Alors que le pays investit davantage dans les initiatives entrepreneuriales, de nouveaux modèles devront émerger pour encourager et inspirer les futurs entrepreneurs », déclare Ashraf Abu-Sharkh.

L’une des améliorations potentielles est le classement du soutien coordonné du pays dans le baromètre. Cela reflète le point de vue des entrepreneurs locaux à propos des tendances, sur trois éléments constitutifs – les réseaux, l’encadrement et les incubateurs. L’Arabie Saoudite se situe en dessous de la moyenne des pays à croissance rapide, soulignant ainsi le besoin de mettre davantage l’accent sur ce domaine, et de le soutenir.

Néanmoins, 43 % des entrepreneurs ont déclaré que l’accès aux incubateurs d’entreprises s’est amélioré au cours des trois dernières années, l’Arabie Saoudite se classant 12e, devant l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Japon et les États-Unis.

I Arabies Novembre 2013

© Reuters