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Rym Othmani, directrice générale agence MMC/DDB Algérie

Alexandre Hawari de Jan 12, 2014 - 18:47 dans Economie

Développement mondial…

Rym Othmani, directrice générale agence MMC/DDB Algérie

niveau

« Nous avons atteint un niveau de développement équivalant aux grandes agences

de standards internationaux puisque nous disposons

des mêmes

caractéristiques qu’une agence de communication internationale »

Pouvez-vous nous présenter MMC/DDB Algérie ?

MMC/DDB est un groupe de communication indépendant créé en Algérie en 1997. Lors de notre installation, nous avons commencé par répondre aux attentes, alors peu sophistiquées, de nos clients. Depuis, nous sommes passés d’une petite équipe de 6 personnes à un effectif de plus de 70 personnes en Algérie et plus de 120 au total. Nous tenons à apporter un peu de séniorité au sein de nos équipes, notamment au niveau du conseil stratégique, du développement créatif ainsi que du suivi opérationnel.

Nous suivons et accompagnons l’évolution du marché de la communication et de la publicité depuis notre implantation sur le marché local. Aujourd’hui, nous avons atteint un niveau de développement équivalant aux grandes agences de standards internationaux puisque nous disposons des mêmes caractéristiques qu’une agence de communication internationale. Pour y arriver, nous avons déployé beaucoup d’efforts dans les différentes activités du métier ainsi que dans la gestion. Nos équipes locales ont beaucoup évolué grâce à un travail rigoureux et à un encadrement régulier par des ressources humaines étrangères qui nous ont apporté leur savoir-faire et leur expérience.

Comment s’organise cette collaboration ?

Pour nous permettre d’installer des process identiques aux agences internationales, nous nous sommes rapprochés de réseaux internationaux comme DDB, une agence qui appartient au groupe Omnicom. Un partenariat qui nous a permis de développer une stratégie de la réflexion stratégique et la création. Nous avons mis en place Carat Aegis Media, une entité chargée de la mise en œuvre de la stratégie media. Et nous disposons d’une agence indépendante chargé du Web.

Que proposez-vous en termes de communication globale ?

Notre groupe se compose de plusieurs services lui permettant de répondre aux problématiques de nos clients et de leurs marques. Nous assurons un service à 360° qui englobe conseil stratégique, création publicitaire, marketing opérationnel, service media et Web. Les marques de nos clients sont ainsi au centre de nos préoccupations. Nous avons établi avec eux un partenariat basé sur l’écoute, la confiance et le respect mutuel, des conditions qui sont les clés d’un partenariat réussi. Nous partageons avec nos clients nos convictions et nos partis pris avec une équipe dédiée, car dans nos métiers l’esprit et le travail en équipe priment sur l’individualité.

Cette structure assure à nos clients un grand confort non seulement en termes d’interlocuteurs, mais également de coûts. Notre agence offre une réflexion globale de la marque et le déploiement total de son plan de communication qui ne peut être similaire sur les trois pays du Maghreb. Aussi, grâce à nos affiliations, nous garantissons à nos clients internationaux un service identique à celui de leurs agences à l’étranger et nous faisons profiter nos clients locaux du savoir-faire et des techniques d’une agence de renommée internationale. Nous appelons cela « l’internalocalité », c’est-à-dire l’osmose entre l’expertise internationale et la connaissance des insights locaux.

La multiplication des canaux de diffusion et la téléphonie mobile de troisième génération sont-ils une aubaine pour le développement de la communication ?

Le marché publicitaire algérien va encore évoluer avec l’ouverture du marché économique. Plusieurs facteurs vont contribuer à cette évolution, notamment l’arrivée de nouveaux entrants, l’évolution des intervenants locaux ainsi que l’installation de la concurrence comme règle essentielle de l’économie de marché. L’arrivée de nouveaux canaux de diffusion, l’introduction de nouvelles technologies comme la 3G et enfin l’installation de la grande distribution vont incontestablement contribuer au développement de nos activités et donner une dynamique au marché économique et donc au marché publicitaire.

Je ne pense pas que l’on puisse parler d’aubaine. Nous aurons plutôt plus de confort dans notre travail. Désormais, nous allons suivre le développement des réseaux de télécommunications à l’échelle mondiale et nous adapter aux normes internationales.

Investir dans la jeunesse

George E. Bitar, Managing Director, Impact BBDO et OMD Algérie

Pouvez-vous nous présenter le groupe Impact BBDO ?

Impact BBDO est un groupe de communication régional de premier plan, opérant dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord depuis plus de quarante ans. Notre agence fait partie du réseau mondial BBDO.

Quelle est l’évolution de vos activités depuis votre installation sur le marché algérien ?

Nous sommes présents depuis sept ans en Algérie. Depuis notre implantation sur le marché, nous sommes dans une situation de croissance très stable. Nous sommes positionnés parmi les premiers sur le marché local de la communication grâce à notre engagement et à notre réactivité envers les attentes de notre clientèle.

Quels sont, selon vous, les freins à l’évolution de ce marché qui peine à décoller malgré son grand potentiel ?

Le problème majeur qui se pose dans ce secteur concerne essentiellement la qualité des services. Cette qualité ne peut être, à mon avis, améliorée que par l’installation de la compétition sur le marché. Pour ma part, j’ai bien remarqué que l’on ne donne pas la possibilité aux entreprises algériennes de croître et de développer leurs activités, une condition indispensable qui permettra ainsi d’instaurer un climat de concurrence et de compétitivité sur le marché. Pour assurer une meilleure dynamisation de cette activité et des autres secteurs d’activités économique, l’Algérie doit s’ouvrir aux chaînes internationales. Car il faut de la compétition pour que le marché fleurisse.

Quelles sont les potentialités de développement de la filière communication dans un marché caractérisé par une économie peu concurrentielle ?

L’Algérie est un très beau pays. Les Algériens ont envie de travailler, mais ils se sentent un peu comme emprisonnés. C’est une population qui n’est pas tout à fait exposée à tout ce qui est culturel. Cette dernière manque également de la culture du service. À titre d’exemple, en Algérie, il est difficile de faire une recherche car cette démarche peut prendre des heures, voire des jours. Les sites Internet restent tout de même assez inaccessibles.

Pour dynamiser la croissance de ses activités économiques, l’Algérie a besoin de développer les activités liées aux services et aussi d’instaurer plus de rigueur dans le travail en général. Elle y parviendra car elle dispose d’une grande richesse : une très forte proportion de jeunes. Les jeunes générations représentent une chance que le pays devrait saisir. C’est la tranche de société dans laquelle il faut investir pour assurer au pays un meilleur avenir.

Quels sont vos principaux projets à court et à moyen termes sur le marché algérien ?

Notre philosophie est simple et en même temps efficace : nous proposons le meilleur des services, le plus performant des conseils, et nous comptons faire plus. Nous sommes conscients que pour travailler dans un marché, il faut bien vivre sa culture avec tout ce que le terme peut contenir.

Aussi, il faut investir dans la jeunesse et initier les jeunes aux services et aux bonnes pratiques de services.

compétition

« Pour assurer une meilleure dynamisation de cette activité et des autres secteurs d’activités économique, l’Algérie doit s’ouvrir aux chaînes internationales. Car il faut de la compétition pour que le marché fleurisse »