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Plan de Relance Immobilier

Alexandre Hawari de Fév 18, 2014 - 18:44 dans Economie

AVOIR maroc

Plan de relance immobilier

Le Maroc a élaboré une stratégie allant jusqu’en 2020 pour faciliter l’accès à l’habitat social. Le groupe Al-Omrane est considéré comme le bras armé de l’État pour réaliser ce programme.

Par Samir Sobh, Casablanca

production

Le royaume a souffert, jusqu’au début des années 2000, d’un manque crucial de production dans la catégorie habitat social

I Arabies Février 2014

Il y a une décennie, les autorités marocaines avaient pris conscience de la nécessité de faciliter l’accès des classes moyennes et défavorisées à la propriété. Une mûre réflexion a été menée dans les plus hautes sphères de l’État et a abouti à l’engagement d’un grand effort afin de lutter contre l’habitat insalubre et de faciliter l’accès à la propriété immobilière.

Il faut dire que le Maroc devait partir de très loin, tant les besoins étaient énormes et les attentes également. Le royaume a souffert, jusqu’au début des années 2000, d’un manque crucial de production dans la catégorie habitat social. Ce qui revenait à entretenir la tension sociale et à pénaliser les classes défavorisées. En plus, les ménages à revenu faible ou limité ne trouvaient pas sur le marché immobilier réglementaire un produit logement approprié du fait de leur pouvoir d’achat limité et des difficultés d’accès au crédit bancaire auxquelles ils étaient confrontés.

À cela, il ne fallait pas oublier d’ajouter les répercussions négatives de la crise des subprimes, sur le secteur de la promotion immobilière. D’après la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), lors du premier semestre 2013, la consommation de ciment a fait une chute de 12 % par rapport à 2012. Les transactions immobilières quant à elles ont reculé de 10 % dans le moyen standing et d’environ 30 % dans le haut de gamme.

Jusque-là épargné, l’habitat social a été à son tour touché par la crise. Selon le ministère de l’Habitat, les mises en chantier des logements sociaux ont chuté de 63,4 % au premier semestre de l’année 2013.

Mais, malgré ces indices qui indiquent l’existence d’une véritable crise, le secteur de l’habitat social est toujours porteur aussi bien pour les promoteurs immobiliers privés que publics. D’autant plus que la résorption du déficit en logements et de l’habitat insalubre s’inscrit en effet comme une priorité dans la politique générale de développement suivie par le royaume.

Investissement. Dans ce cadre, le groupe Al-Omrane, principal acteur dans le secteur, a réussi à maintenir l’investissement dans le logement à un niveau important. Al-Omrane a poursuivi l’investissement et la production de logements dans le segment social en dépit de la morosité qui touche le secteur, plaçant ce holding étatique parmi les premiers investisseurs publics au Maroc.

Une action qui a été menée de concert avec le secteur privé et les partenaires institutionnels du secteur public, et qui a été encouragée par le gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkirane qui en fait un véritable cheval de bataille.

À cet effet, le holding Al-Omrane compte lancer un prgramme de chantiers de construction de 150 000 unités de logements et achever les travaux de 153 000 autres, outre le relogement de 14 000 familles, dans le cadre du programme Villes sans bidonvilles.

Mais, en dépit de ces efforts, la réalisation de grands projets dans les grandes villes, là où la demande est la plus concentrée, continue d’être confrontée à la rareté du foncier.

Pour Al-Omrane, c’est d’abord une question de foncier et non de rentabilité. Le groupe s’est montré prêt à réaliser des programmes de logements pour les classes moyennes là où c’est nécessaire, mais en tenant compte de la disponibilité du foncier. D’ailleurs, la forte présence d’Al-Omrane dans la production de logements et en ce qui concerne l’aménagement urbain est clairement attestée par sa contribution au développement des villes nouvelles.

En moins de six ans, deux villes nouvelles ont émergé et accueillent à ce jour 80 000 habitants, alors que le délai moyen de création d’une ville nouvelle se situe entre vingt-cinq et trente ans.

Potentiel. Aujourd’hui, les villes nouvelles marocaines sont encore jeunes, et elles doivent disposer du temps nécessaire pour atteindre leur plein potentiel. Toutefois, il s’agit de les accompagner durablement dans leur développement. Dans ce sens, un plan de relance des villes nouvelles a été lancé, le 15 mai 2013, à Tamesna. Il est destiné à doter la ville nouvelle proche de Rabat d’infrastructures et d’équipements de proximité de nature à lui insuffler une nouvelle dynamique. Programme qui se fera parallèlement à la poursuite du travail de relance de l’autre ville nouvelle Tamansourt, laquelle est située à proximité de Marrakech.

Février 2014 Arabies I

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Malgré ces indices qui indiquent l’existence d’une véritable crise, le secteur de l’habitat social est toujours porteur aussi bien pour les promoteurs immobiliers privés que publics