/ Economie / Entre Nous

Entre Nous

Alexandre Hawari de Oct 20, 2013 - 18:37 dans Economie

lgérie

Construire un Sheraton, mettre en valeur les atouts naturels…, cela ne suffit pas pour attirer les touristes et promouvoir la destination Algérie. Le tourisme est d’abord une culture que l’Algérien n’a pas. En général, ce dernier n’aime pas « servir », et sa mentalité lui donne l’impression de s’avilir s’il le fait. Autoriser les familles à louer leur maison pour les touristes et une excellente initiative, qui aiderait certainement à inculquer cette culture. On parle beaucoup de la volonté politique de promouvoir ce secteur, mais les résultats tardent à se faire sentir. Peut-être faudrait-il aussi prendre en considération la situation sécuritaire qui a freiné le tourisme durant plus d’une décennie. Le terrorisme (qui était concentré au nord du pays) n’a pas épargné le sud, notamment après la crise en Libye et la multiplication des activités d’AQMI dans les pays de la région.

Lemnouer Hakim, Oran

monde arabe

Qu’est-ce qu’une banque islamique conforme à la charia ? Votre article cite le non-investissement dans les produits haram, j’imagine qu’il s’agit de production et de commerce d’alcool et de porc, mais quoi d’autre ? L’article n’explique pas comment la question des intérêts, considérée comme riba (haram et péché), est contournée par ces banques islamiques. En fait, je ne saisis pas tout à fait ce qui fait la différence, en termes de gestion financière, entre ces banques et les banques ordinaires.

Paul Demaisons, Rennes

Qatar

L’article Une machine à acheter, paru dans votre magazine de juillet dernier évoque un pays qui soulève des controverses. Et les grands pays se prétendant défenseurs des droits de l’homme, comment réagissent-ils face à la situation des libertés au Qatar ? Ceux qui sont en crise trouvent un peu leur compte dans les investissements qataris, preuve supplémentaire que ce sont les intérêts financiers et économiques qui régissent les relations entre les États. Au Qatar, tout comme d’autres pays du Golfe, riches grâce aux « pétrodollars », personne n’a le droit de critiquer, pas de liberté d’expression, mais la question des droits de l’homme dans ces pays n’est le souci de personne, encore moins de ceux qui trouvent leurs intérêts avec le Qatar et qui se permettent d’imposer des pressions à d’autres États dans lesquels ils s’ingèrent (ou tentent de le faire) sous prétexte de l’instauration d’un État de droit… A-t-on un jour entendu un journaliste d’Al-Djazeera critiquer la monarchie du pays, le régime et les pratiques de sa majesté ? Les journalistes de cette chaîne, qui prétend être leader de la liberté d’expression dans le monde arabe (et peut-être même dans le monde tout court), sont libres en dehors des frontières de la monarchie de Mouza.