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Une économie dynamique et ouverte

Editor de Nov 17, 2015 - 16:30 dans Economie

Boualem M’Rakach, le président de la Confédération algérienne du patronat, nous parle des activités de cette organisation dans le développement économique du pays.

Pouvez-vous nous parler de la Confédération algérienne du patronat ?

La Confédération algérienne du patronat [CAP] est née dans des moments difficiles pour l’Algé- rie, les années 1990. Constituée de 15 fédérations nationales sectorielles, elle a une présence territoriale et couvre l’ensemble du réseau national. Caractérisées par le fonctionnement démocratique des instances, ses missions sont au service de l’entreprise et du développement économique du pays. C’est une organisation qui respecte les dispositions légales, elle est régie non pas comme association libre, mais comme un partenaire social et économique. Ainsi, l’organisation assume toutes les mesures de défense des entreprises leur permettant d’accroître leur vision, leur performance et leur efficacité, au plan national aussi bien qu’international dans tous les thèmes d’actualité ou d’intérêt économique.

Je tiens à préciser que la CAP est partie prenante dans toute la sphère économique, comme elle œuvre pour participer à la lutte contre le chômage, la création d’emplois stables et la consolidation des œuvres sociales. Elle est active pour l’incitation d’une conception et la mise en œuvre de réglementations favorables au dé- veloppement des entreprises productives de biens et de services. Elle participe, dans le cadre de la loi la régissant, à tous les conseils d’administration des institutions économiques, financières, judiciaires et sociales. Elle est aussi membre de plusieurs institutions et organismes internationaux.

Quelles sont les principales actions proposées afin de permettre une meilleure attractivité du climat des affaires en Algérie?

La CAP a été un élément moteur du pacte économique et social qui devrait édifier l’ensemble du développement par des actions en adéquation avec les besoins économiques, en instaurant et en préservant la stabilité sociale par le recours au dialogue, l’arbitrage et la pratique de la médiation. Notre organisation contribue avec chacune des parties, pouvoirs publics, patronat, syndicats, aux fins d’une économie intégrée, dynamique et ouverte. Ce qui permet de diversifier les biens et les services capables de compenser les retournements éventuels du marché des hydrocarbures et de conquérir des parts de marché localement, dans le cadre d’une économie vigoureuse insérée dans l’économie mondiale. En s’inscrivant dans ses objectifs, la CAP a mis en œuvre une série de mesures significatives et essentielles et des instruments, parachevés et acceptés par les parties concernées en février 2006.

Entre 2013 et 2014, elle a participé à un nouveau mécanisme pour recourir à l’application du pacte national économique et social de performance, en proposant qu’il soit établi sur les bases d’un acte authentique. Des actions ont été élaborées dans le cadre d’un programme défini et adopté lors des assemblées statutaires.

Ces dernières répondent aussi aux préoccupations majeures permettant d’aboutir à de meilleures perspectives économiques. Il est nécessaire de procéder aux réformes de diverses filières et activités comme le système financier et bancaire, la fiscalité et les charges, les lourdeurs bureaucratiques, les reformes administratives, celle des douanes. Ainsi qu’à la mise en œuvre d’un système intégré d’information, la mise en place d’études comparatives (benchmarks) de l’environnement ainsi que la mise en œuvre de la procédure harmonisée des opérations de partenariat et l’amélioration de l’attractivité de l’Algérie. Devant cet ensemble de considérants, la Confédération est à même d’insérer définitivement l’effort en vue de la construction d’une économie énergique, de l’amélioration du bien-être avec une intégration axée sur la performance et la compétitivité.

La disponibilité du foncier industriel représente une des entraves majeures pour la dynamisation des investissements nationaux et étrangers. Pouvez-vous nous éclairer sur le positionnement des membres de la confédération sur cette question?

Nous n’inventons rien. Le gisement du territoire est tel qu’il permet un foncier garantissant un déploiement des plus dynamiques concernant la propulsion des investissements. L’Algérie ne manque pas d’assiette foncière aussi bien pour l’industrie, l’agriculture ou les services. La CAP a préconisé une cartographie régionale et nationale pour des assiettes foncières dans l’industrie et les services, avec la préservation des terres agricoles à valoriser.

Ces programmes impliquent les autorités locales et nationales avec la participation des acteurs économiques, qui se fera sur une base conceptuelle et consensuelle avec, notamment, des capacités propres à chaque région. Des centaines de milliers d’hectares pourraient ainsi être dégagés et faire l’objet d’une identification fiable et viable.

Des mesures concrètes devraient être mises en œuvre afin de promouvoir l’investissement productif et booster les activités des entreprises privées… Qu’en est-il des mesures phares que vous préconisez au sein de votre organisation ?

La CAP a participé d’une manière constante et forte à l’élaboration des 94 propositions émises par des commissions interministérielles pour l’amé- lioration du climat des affaires et la mise en œuvre d’un nouveau pacte économique et social de croissance. Concernant le premier point, les décisions prises sont les bases d’exécution qu’accompagne la Banque mondiale. Pour le second volet, la tripartite qui a eu lieu le 14 octobre 2015 à Biskra, et pour la première fois en dehors de l’Alger, est intimement liée à la nature des diagnostics faits récemment par les parties concernées.

Nous attendons de véritables perspectives d’avenir Ces programmes impliquent les autorités locales et nationales avec la participation des acteurs économiques, qui se fera sur une base conceptuelle et consensuelle avec, notamment, des capacités propres à chaque région. Des centaines de milliers d’hectares pourraient ainsi être dégagés et faire l’objet d’une identification fiable et viable. Des mesures concrètes devraient être mises en œuvre afin de promouvoir l’investissement productif et booster les activités des entreprises privées…

Qu’en est-il des mesures phares que vous préconisez au sein de votre organisation ? et, surtout pour que l’entreprise soit rétablie dans ses véritables fonctions, en tant que processus inéluctable comme enjeu économique pertinent.

L’exécutif a installé douze groupes industriels marchands. Cette initiative – dont l’objectif est de dynamiser la production nationale des filières industrielles – sera-t-elle selon vous une chance de favoriser les partenariats public/privé ?

L’amélioration du climat des affaires et l’attractivité de notre économie sont des plus recherchées. Cet objectif figure en bonne place de toute initiative pour dynamiser la production nationale avec la force nécessaire d’être compétitif. Il est connu et reconnu que le secteur privé est fortement lié à une productivité dans ses activités, d’autant plus que tous les effets positifs augmenteront les efforts engagés par des procé- dures, instruments de réalisation et de gestion. L’encouragement à un partenariat public/privé se trouve justifié par l’exercice d’une activité économique marchande, obéissant aux règles strictes d’optimisation.

Quelle est la position du patronat algérien concernant l’impulsion de la coopération et des partenariats économiques intra-maghrébins ?

La CAP, sans risque de se tromper, est étroitement liée à l’édification d’un partenariat économique intermaghrébin, répondant aux objectifs de développement et gé- nérant une croissance confirmée. Les étapes successives que nous proposons tiennent compte surtout d’une bonne maîtrise et d’une définition équilibrée d’exploitation qui optimisera ce processus et propulsera la réhabilitation de notre sous-région d’une manière significative.