/ Economie / MAROC – Pas de pitié pour les salafistes

MAROC – Pas de pitié pour les salafistes

Editor de Mai 20, 2013 - 17:41 dans Economie

Malgré les concessions explicites des dirigeants salafistes libérés récemment, le pouvoir marocain reste ferme à l’égard de ce courant. Pis encore, il a fait savoir que les hommes toujours en prison ne seront graciés que par des tribunaux spécialisés. Et cela quand ce courant aura prouvé sa loyauté. En d’autres termes, quand il se sera rangé derrière le Makhzen et acceptera de suivre ses conseils. Le roi Mohammed VI tient à rester « au-dessus de la mêlée », laissant la gestion de ce dossier au gouvernement dirigé par le Parti de la justice et du développement (PJD), ennemi juré des salafistes. Lesquels considèrent que les membres du PJD sont des traîtres de la cause islamique. Ainsi, le pouvoir joue sur les contradictions qui existent entre ces deux courants et qui pourraient faire plier le PJD à tout moment. Notamment lorsque certains des leaders s’imaginent qu’ils peuvent faire pression sur le palais royal. Parallèlement, les services marocains suivent de très près les contacts établis, ces dernières semaines, entre les dirigeants salafistes graciés et certains des nouveaux dirigeants de l’Association Al-Adl wal Ihsane, de feu cheikh Abdessalam Yassine. À Rabat, les spécialistes des courants islamistes marocains affirment que ces derniers sont très affaiblis, plus particulièrement après le printemps arabe. Ils soulignent que tous sont infiltrés car le pouvoir n’est pas prêt à accepter un faux-pas dans cette période délicate. Ce qui explique le rapprochement sécuritaire très étroit entre le Maroc et l’Algérie. Les délégations des deux parties font la navette une fois par semaine pour coordonner leurs démarches. Les islamistes tunisiens sont en tête des préoccupations algéro-marocaines.