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Entre Nous

Editor de Déc 12, 2013 - 18:20 dans Economie

tunisie

La Troïka est très contestée en Tunisie car, depuis son arrivée au pouvoir, le pays sombre dans une crise politique, économique, sociale et sécuritaire sans précédent. Votre article La dernière bataille de Ghannouchi demande si la troïka serait prête à abandonner le pouvoir au profit d’un gouvernement constitué de personnalités indépendantes. Il faut dire que le parti Ennahda a prouvé sa méconnaissance et son incompétence. Son échec à diriger les affaires politiques et économiques a porté préjudice à la stabilité du pays. Mais le plus grand danger reste selon moi la
façon dont ont été gérées les provocations et la violence des groupes extrémistes ces deux dernières années. Ghannouchi a-t-il ainsi signifié sa main tendue aux salafistes ? La feuille de route est-elle un signe marquant la fin de la troïka et l’abandon du pouvoir ? Le premier responsable d’Ennahda est-il enfin convaincu que la seule issue pour sortir le pays de ce guêpier serait de consacrer la gestion politique dans un cadre purement consensuel ?

Skander Didi, La Marsa

algérie

Votre dossier sur le secteur bancaire analyse l’avancement de la réforme engagée par l’Algérie depuis plusieurs années. Il est clair que le secteur a connu des belles avancées, notamment depuis l’ouverture du marché au privé et l’implantation des banques étrangères. Les crédits au bénéfice des professionnels sont certes abondants, mais ils sont orientés en grande partie vers le financement des importations qui ont engouffré des sommes vertigineuses. Or, il est urgent qu’une décision politique soit mise en œuvre afin de réorienter les disponibilités financières aussi bien de l’État comme de l’épargne des particuliers au service de la construction d’une économie productive.

Fouad Mallem, Saïda

Dubaï

Dans l’article Bien loin d’une bulle, vous parlez du marché immobilier aux Émirats arabes unis. Craignant une nouvelle bulle immobilière, les autorités locales mettent en œuvre des dispositions réglementaires permettant de mieux organiser et réguler les transactions immobilières à Dubaï. En augmentant les taxes, Dubaï Land Département sera-t-il en mesure d’éviter la spéculation ? Le renforcement du contrôle des activités de l’immobilier, y compris la révision des conditions d’octroi des crédits, notamment aux acheteurs étrangers (plafonnée à – 50 % du prix du bien immobilier) et la relance des projets non finalisés vont-ils permettre d’éviter à l’émirat de connaître la spéculation du marché de la propriété de 2008. Rien n’est moins sûr, car les prix des biens immobiliers ne cessent de croître et devraient continuer dans les prochaines années. Cela dit, la croissance des investissements, la fleuraison de l’économie et plus particulièrement l’industrie ainsi que la rigueur des contrôles des transactions financières liées au marché de la propriété devraient permettre aux autorités locales de prévenir la survenue de la chute des prix des biens immobiliers.

Anne René, Luxembourg