L’industrie pharmaceutique traverse une
période de transition, alimentée par la vague de
libéralisation économique qui déferle sur la
région. Producteurs comme distributeurs sont concernés.
Réglementation du secteur, place des génériques,
brevets, recherche, et régulation des dépenses sont au
cœur du débat.
Par Katia Salamé-Hardy
L a santé constitue un bien dit « supérieur
» : la part qu’y consacrent les hommes augmente avec leur
niveau de revenu. Le risque potentiel lié aux produits
pharmaceutiques et le manque de sensibilisation des consommateurs
à leur bon usage impliquent une action des pouvoirs publics pour
réglementer ce secteur. Côté producteur,
s’impose la nécessité de brevets afin de
protéger et de stimuler l’innovation. Côté
distributeur, les règles d’accès au marché
doivent protéger le consommateur et participer à la
régulation des dépenses. Mais la promotion d’une
égalité d’accès à la santé
à un coût acceptable est-elle conciliable avec le
développement antagoniste à court et à moyen terme
d’une industrie innovatrice ?
Dans la plupart des pays du Maghreb, les
importations de médicaments prennent une telle ampleur
qu’elles rendent vital un développement approprié
de la production nationale et de la recherche. Une coopération
régionale dans ce domaine serait peut-être à
même d’augmenter les chances de succès.
Entrée en scène du privé.
L’ouverture des frontières et l’accroissement de la
spécialisation suscités par la mondialisation
s’imposent aux pays émergents et parmi eux à ceux
du Maghreb. La tendance à la libéralisation
économique a permis au secteur pharmaceutique privé
d’occuper une place prépondérante – plus de
75 % – sur le marché maghrébin du
médicament. « Le secteur privé prend toutes les
mesures nécessaires afin que les médicaments qu’il
fournit soient disponibles, accessibles et convenablement
utilisés, affirme à Arabies Yves Rosconi,
vice-président d’Aventis Pharma pour l’Afrique et le
Moyen-Orient. Disponibles, en respectant les délais de
livraisons, et en apportant un plus en termes de choix et de produits
innovants. Disponibles aussi, en délocalisant les productions
lorsque cela est nécessaire et rentable. Accessibles, en les
vendant à des prix raisonnables. Convenablement utilisés,
en respectant l’éthique dans l’utilisation de
l’information médicale. »
Ces objectifs se heurtent dans les faits à
des situations plus complexes, en raison même de
l’intensité des processus de transition
démographique, économique, politique et sociale que
vivent les États du Maghreb. Leurs systèmes de
santé sont bousculés et confrontés à
l’impérieuse nécessité de s’adapter,
d’une part aux nouveaux besoins de santé et, d’autre
part, au nouveau contexte économique (mondialisation,
concurrence…) et épidémiologique (morbidité
liée aux maladies non transmissibles et accidents, persistance
des maladies liées à l’environnement). Ces pays
doivent aussi apprendre à gérer l’introduction des
médicaments génériques dans un contexte où
les principaux acteurs privés, signataires des accords avec
l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et avec l’Union
européenne (UE), sont favorables aux obligations de respect de
la propriété intellectuelle. Une question s’impose :
l’ouverture du marché se traduirait-elle par le
développement de la consommation de génériques, ou
par l’accroissement des spécialités ? « Les
deux à la fois, réplique Yves Rosconi, cela, si
parallèlement les autorités sanitaires développent
la solvabilité de la demande en accroissant la part de leurs
ressources budgétaires allouée au secteur santé et
en développant les systèmes de couvertures sociales
fondés sur des financements. » Et d’ajouter :
« La protection des brevets et des données non divulgables
n’est pas antinomique avec le développement des
génériques, le patient doit avoir la possibilité
d’accès aux molécules les plus innovantes et aux
génériques pour les pathologies les plus courantes, dans
un cadre réglementaire précis et équilibré,
collectif et solidaire. »
La bataille des génériques. Lors des
journées maghrébines de pharmacie, organisées par
le Conseil de l’ordre des pharmaciens d’Annaba sous le
thème « Les médicaments génériques,
leurs effets thérapeutiques et leur qualité
pharmaceutique », auxquelles ont participé, aux
côtés de leurs confrères algériens, des
pharmaciens venus du Maroc, de Tunisie, et de Belgique, des voix
dissonantes ont résonné. Ainsi, quelques-uns ont
loué les vertus thérapeutiques des médicaments
brevetés, au grand dam des partisans des
génériques, qui mettent en valeur l’aspect
avantageux pour toutes les bourses. « Notre chiffre
d’affaires est meilleur lorsque nous commercialisons les princeps
(issus de la molécule mère, ndlr). Si la marge
bénéficiaire princeps-génériques
était identique, je ne serais pas contre », a
avancé l’un d’entre eux. Pour bon nombre
d’intervenants, les effets thérapeutiques des
génériques sont similaires à ceux des princeps
avec un avantage certain sur le coût, intéressant tant le
patient que la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS). «
Quel est le rôle ou la mission du Laboratoire national du
contrôle des médicaments ? Comment se fait-il que son
premier responsable, qui est également formateur, fasse campagne
contre le médicament générique ? »,
s’est interrogé un des participants. Les médecins
prescripteurs n’ont pas été épargnés
par les critiques du responsable de la CNAS : « Il m’arrive
parfois de lire des ordonnances médicales sur lesquelles est
mentionnée, outre le type de médicament, la mention
portant le pays d’origine. Il s’agit d’une
procédure illégale qui vise à influencer le choix
des patients sur la nécessité d’acquérir des
médicaments brevetés d’un pays étranger
précis. »
Quelques participants ont pointé d’un
doigt accusateur certains délégués
médicaux. Une pharmacienne a affirmé : « D’une
manière ou d’une autre, ces délégués
imposent aux médecins de prescrire à leurs patients une
marque de médicament dont ils ont le monopole. On peut
déduire beaucoup de choses de cette pratique et comprendre
toutes ces prescriptions irrationnelles sinon abusives »
Production et recherche. Plusieurs aspects
pourraient rendre attrayants les sites des pays du Maghreb pour la
production des médicaments, précise Yves Rosconi :
« Le marché maghrébin, le plus important
après le marché sud-africain ; le développement du
niveau de santé ainsi que les compétences
médicales et pharmaceutiques ; les mesures incitatives sur le
plan fiscal et social ; une plus grande souplesse pour
l’enregistrement des nouvelles molécules ; une politique
des prix qui tient compte aussi bien des contraintes budgétaires
de santé que des règles économiques de
l’entreprise. »
Il est certain que l’on constate un
déficit en structures de recherche dans les pays de la
région : et plus particulièrement, le
développement des investissements de recherche, qui constitue le
pivot de l’avenir de l’industrie pharmaceutique. Ce
développement doit s’attacher à la formation de
chercheurs, notamment dans certaines disciplines où les
structures apparaissent insuffisantes ou inadéquates. Quant au
développement des biotechnologies, les investissements
considérables consentis dans le domaine montrent qu’il
s’agit d’un enjeu majeur.
Des réformes des systèmes et des
politiques de santé sont donc engagées dans les trois
pays du Maghreb. Leur rythme, cependant, n’est pas
homogène et les pratiques pharmaceutiques divergent.
Segmenté par pathologie, le marché l’est aussi par
pays (législation des brevets, règles
d’accès au marché et modes de régulation).
Algérie : refonte structurelle. Le
marché algérien du médicament, estimé
à 600 millions de dollars, représentait pour
l’État une lourde facture. La désorganisation de la
gestion publique dans ce secteur a incité les autorités
à lever le monopole de l’État et à pratiquer
une refonte structurelle. Le gouvernement a achevé la mise en
place d’une nouvelle réglementation du secteur
économique autorisant les opérateurs nationaux (publics,
privés) à importer des médicaments, moyennant
l’engagement d’un investissement productif à court
terme (loi sur la monnaie et le crédit et code des
investissements). Celui-ci, accompagné d’avantages fiscaux
attractifs, est soutenu et promu par l’Agence pour la promotion,
le soutien et le suivi des investissements, créée
à cet effet.
À la suite de la restructuration de la
Pharmacie centrale algérienne, l’Entreprise nationale de
production pharmaceutique, créée en avril 1983, devient
autonome en février 1989 et donne naissance au groupe
Saïdal, qualifié par les algériens de « fleuron
national ». Depuis le début des années
quatre-vingt-dix, les importations de produits médicaux et
pharmaceutiques n’ont cessé de croître, pour
atteindre un niveau record en 1998 et avoisiner les 80 % de la demande ;
la production nationale ne couvrait, alors, que 20 %.
Après le retour à
l’équilibre de l’entreprise et l’application
de son plan de redressement en 1994/1995, Saïdal, leader de la
fabrication des médicaments et des produits assimilés sur
le marché, élabore un programme de partenariat
industriel, dans le cadre de son plan de développement. Celui-ci
vise essentiellement la conclusion d’accords avec les
laboratoires pharmaceutiques de renommée mondiale. Selon les
responsables « le plan a des objectifs bien définis :
élargissement du champ d’activité du groupe et
augmentation de sa part de marché ; mise à niveau
technologique de son outil de production ; participation active
à l’augmentation des capacités de production
locales, par le biais de l’investissement en partenariat ;
assurer la pérennité des investissements, par le choix de
partenaires fiables. » Ainsi les statuts de 1989, lui attribuant
le monopole de la fabrication de médicaments en Algérie,
ont été modifiés une première fois, en
février 1998, pour étendre l’objet social de
Saïdal aux opérations de recherche et aux prises de
participation. Ainsi, une direction du partenariat et du
développement a été créée au sein de
la direction générale du groupe, avec pour missions
principales : la définition et la mise en œuvre de la
stratégie du groupe dans le domaine du partenariat et du
développement industriel ; la recherche de partenaires
potentiels et l’identification des projets de partenariat ; la
prise en charge des opérations administratives et juridiques
liées à la constitution de sociétés mixtes.
Dans un Business Plan (1998-2005) ambitieux, le
groupe s’est fixé des axes et des objectifs
stratégiques, ainsi que les moyens de les atteindre. Il est
notamment attendu « au cours des huit prochaines années,
selon les responsables, une progression constante de la
rentabilité des capitaux propres. Déjà,
près de 150 produits ont été enregistrés
auprès des autorités sanitaires ».
Le groupe Saïdal a conclu plusieurs accords
de partenariat en joint-venture avec les plus grands laboratoires
mondiaux – Pfizer et Eli Lilly (USA), Aventis (Allemagne/France),
Novo Nordisk (Danemark), Dar Eddawa et Ram Pharma (Jordanie). Il
s’agit, d’une part, d’accords de façonnage qui
portent sur la fabrication des produits des partenaires, pour leur
compte, dans les ateliers de Saïdal ; d’autre part,
d’accords industriels qui visent la réalisation, en commun
avec des laboratoires étrangers (Pfizer, Aventis Pharma,
Groupement pharmaceutique européen, Novo Nordisk/Pierre Fabre,
Spimaco/JPM/Acdima, Dar al-Dawa), d’usines pour la fabrication
des médicaments de leur gamme, en Algérie.
La création de sociétés
mixtes de droit algérien, et la réalisation des projets
industriels inscrits dans le cadre de ces accords induiront des
investissements d’un montant global estimé à 140 millions
de dollars. La production attendue, après la mise en
exploitation de ces nouveaux sites au cours des année 2001, 2002
et 2003, avoisinera 150 millions d’unités de ventes, et
assurera, en complément à la production de Saïdal,
une couverture du marché de 55 %.
Mais, comme le souligne une expertise, « des
ambiguïtés demeurent quant au statut des entreprises
publiques pharmaceutiques en économie de marché. Elles
sont d’autant plus embarrassantes que le marché
pharmaceutique algérien est approvisionné à
concurrence de 80 % par les importations. Par ailleurs, les relations
entre secteurs public et privé, dans ce domaine particulier, ne
sont pas non plus définies. S’agit-il d’une mise en
concurrence, d’un partage des marchés, des fonctions ? En
dépit de la complexité des problèmes posés,
en particulier dans un contexte de transition rapide vers
l’économie de marché, les solutions de nature
technique peuvent être mises en œuvre dans des délais
relativement courts (mise en place des moyens techniques et
réglementaires afin de rendre automatique l’achat de
génériques, par exemple). Cela suppose
l’élaboration et l’application d’une politique
pharmaceutique conciliant impératifs de coûts et exigences
de santé publique. »
Les contraintes budgétaires que les
pouvoirs publics doivent s’imposer dans le cadre du programme
d’ajustement structurel et une tendance déficitaire de la
sécurité sociale doivent responsabiliser les
ménages quant aux dépenses liées à
l’abus des spécialités, notamment des
antibiotiques. Les perspectives peu favorables en matière
d’emploi à moyen terme laissent supposer que la part de la
population couverte par la sécurité sociale
(actuellement, 80 % environ) aura tendance à baisser. Les
répercussions, en effet, sur l’accessibilité aux
soins et en particulier aux médicaments risquent
d’être extrêmement négatives si des mesures ne
sont pas prises dans le sens d’une maîtrise des coûts
et d’une gestion prudente et rationnelle des ressources.
Maroc : Forte présence du privé. La
branche pharmaceutique au Maroc est entièrement
contrôlée par le secteur privé, de
l’importation à la distribution de détail, en
passant par la production et la distribution de gros. Il existe bien un
service d’approvisionnement des établissements de soins
publics (Pharmacie centrale), mais son impact sur
l’évolution générale du secteur est faible.
La part des médicaments distribués gratuitement dans les
dispensaires (antituberculeux...) représenterait moins de 4 % de
la consommation globale. Le Maroc a la particularité
d’avoir une production pharmaceutique locale très
développée, qui satisfait 85 % environ des besoins
nationaux et exporte le reste essentiellement vers l’Europe, les
pays arabes et africains.
Le développement de ce secteur a
été rendu possible grâce aux pharmaciens marocains
qui, depuis les années soixante, ont investi dans ce domaine et
ont convaincu les sociétés multinationales de
s’installer au Maroc. Les niveaux de consommation par tête
d’habitant restent, cependant, modestes par rapport notamment
à l’Algérie et à la Tunisie. En effet, la
plus grosse part du financement direct des dépenses de
santé reste à la charge des usagers.
Mais l’évolution de ce secteur est
entravée par différents obstacles, notamment :
l’étroitesse du marché ; la faible croissance de la
demande solvable ; des contraintes financières que la plupart
des laboratoires rencontrent pour réaliser des investissements
d’extension et de modernisation ; et enfin par des contraintes
d’ordre technique. Car, malgré l’expérience
acquise, le transfert de technologie est resté limité.
Limites d’autant plus gênantes que le secteur va
probablement assister à l’entrée en lice de
nouveaux acteurs, à la suite des accords avec l’UE et de
l’adhésion du Maroc à l’OMC.
Par ailleurs, la production et/ou la
commercialisation de génériques se heurtent à de
grands obstacles. Ceux-ci sont liés aux particularités de
l’industrie marocaine du médicament et, en partie, aux
limites imposées par la réglementation. En effet, les
grands laboratoires fabriquent presque exclusivement des
spécialités sous licence et, de surcroît, la
réglementation fait de l’importation une activité
réservée aux seuls producteurs. Enfin, les dix premiers
laboratoires sur le marché ne sont pas en concurrence directe.
Solidement implantés, avec un réseau de
délégués médicaux relativement important,
ils développent une stratégie de marketing axée
sur leurs marques commerciales. Ainsi, le marché est
segmenté et pratique peu la concurrence par les prix.
L’accroissement de la part des génériques dans ce
marché supposerait l’entrée de nouveaux acteurs
dans le secteur de la production. En dehors des perspectives de
développement de la consommation sur le plan global, la
production de génériques, déjà faible, ne
peut s’accroître qu’au détriment de celle des
spécialités originales actuellement
commercialisées. Le niveau de rentabilité des
investissements nécessaires, dans une situation où le
marché est structuré par la présence de puissants
laboratoires, ne semble pas garanti. Pourtant, on assiste à un
certain effritement du monopole, dû à la vente anarchique
des médicaments de contrebande dans les souks des villes
frontalières.
Face à ces écueils, quel est donc
l’avenir du secteur ? Il dépendra, en grande partie, du
projet d’assurance maladie obligatoire (AMO) et du fonds de
solidarité d’une part et, d’autre part, de la
réaction de ce secteur face au nouveau contexte régional
et international. Les perspectives offertes par le projet de loi AMO,
et l’uniformisation des modes de calcul des prix, à la
production comme à l’importation, vont vraisemblablement
avoir des conséquences considérables à terme.
Celles-ci permettront à des catégories de citoyens
d’accéder plus aisément aux services de
santé et de dynamiser, par la même,
l’économie de santé dans son ensemble.
L’application d’une telle réforme pourrait
être l’occasion de développer une politique de
médicaments essentiels, c’est-à-dire en limitant le
remboursement par l’assurance maladie aux seuls
médicaments essentiels, et une politique de médicaments
génériques, en établissant des prix de
remboursement identiques ou proches pour tous les médicaments
comportant la même molécule ou des molécules
semblables. En concentrant la consommation sur un nombre plus
limité de médicaments, une politique de
médicaments essentiels permettrait à l’industrie
marocaine d’être plus compétitive, grâce aux
économies d’échelle réalisées, et
d’être mieux armée pour réagir à
l’impact de la libéralisation du commerce extérieur
du médicament, à la suite des accords sur les droits de
propriété intellectuelle qui touchent au commerce (OMC)
et à l’association avec l’Union européenne.
Tunisie : développement rapide. La Tunisie
s’est fixé pour objectif de développer une
industrie pharmaceutique permettant de couvrir 60 % des besoins
nationaux. Plusieurs laboratoires pharmaceutiques étrangers ont
fait confiance à la compétence tunisienne pour sa
main-d’œuvre qualifiée et compétitive, et
à son marché florissant. Et ont été
encouragés par les avantages fiscaux, expliquant ainsi le
développement rapide de ce secteur. Le nombre de producteurs
locaux est passé de 9 en 1992 à plus de 25 en 2000. La
valeur ajoutée de la branche est estimée à 46 %.
Les médicaments fabriqués sous licence
représentent environ 60 % de la production, les
génériques, 40 % et la tendance est à
l’augmentation. L’importation des médicaments
continue à être du ressort exclusif de la Pharmacie
centrale de Tunisie, mais leur distribution est assurée par le
secteur privé. Les opportunités de production sont
nombreuses : médicaments génériques,
anti-infectieux, anti-inflammatoires, cardiovasculaires,
analgésiques, fabrication de vaccins. Certains
médicaments continuent à être importés comme
l’Augmentin, l’Insuline, le Clafaron, le Feldene,
l’Oracefal, etc. On assiste aussi à la mise en place de
structures de recherches et de développement de nouveaux
médicaments. Plusieurs entreprises se tournent vers
l’exportation, surtout celles qui n’utilisent pas la
totalité de leur capacité de production.
Dans leur ligne de mire, les autres pays du
Maghreb, notamment la Libye et l’Algérie, mais aussi
l’Afrique, plus particulièrement la Côte
d’Ivoire et le Bénin, ainsi que l’Irak et
l’Arabie Saoudite, qui leur assureront une percée dans le
Golfe.